Vous rêvez de découvrir l'envers du décor de la Police Scientifique ? De pousser pour la première fois la porte d'un laboratoire de police scientifique, d'observer le travail d'un technicien sur une scène d'infraction ou de plonger dans l'analyse ADN au laboratoire ? Un stage en police scientifique est l'opportunité idéale pour confirmer votre vocation, enrichir votre CV et préparer concrètement le concours de Technicien de Police Technique et Scientifique. Mais attention : ces stages sont rares, très demandés, et leur obtention exige méthode, anticipation et un vrai effort de candidature. Voici le guide complet pour mettre toutes les chances de votre côté.
Pourquoi faire un stage en police scientifique ?
La police scientifique est l'un des secteurs les plus fantasmés et les moins connus du grand public. Entre les images véhiculées par les séries télévisées (Les Experts, NCIS, Esprits criminels) et la réalité quotidienne d'un laboratoire ou d'un service d'identité judiciaire, le fossé est immense. Un stage, qu'il dure trois jours en classe de 3e ou 3 à 6 mois en fin de master, est le moyen le plus efficace de :
- Découvrir concrètement le métier de Technicien de Police Technique et Scientifique (TPTS) ou d'Ingénieur de police scientifique.
- Confirmer (ou infirmer) votre projet professionnel avant de vous engager dans des études longues ou un concours sélectif.
- Construire un réseau professionnel précieux dans un milieu où le bouche-à-oreille pèse encore beaucoup.
- Valoriser votre candidature à un concours ou un master dans le domaine de la criminalistique ou en sciences forensiques.
- Comprendre la culture des institutions : ministère de l'Intérieur, gendarmerie nationale, police nationale, laboratoires privés agréés…
Le stage d'observation de 3e : une porte d'entrée délicate
Le stage de 3e (appelé aussi « séquence d'observation en milieu professionnel ») est souvent la première occasion pour un jeune passionné de se confronter à la réalité des métiers de la police scientifique. Mais soyons clairs d'emblée : obtenir ce type de stage n'est pas une formalité.
La réalité du terrain pour les collégiens
Les laboratoires de police scientifique nationaux (LPS de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse) et l'IRCGN de Cergy-Pontoise n'accueillent quasiment jamais d'élèves de 3e (cela ne veut pas dire jamais). La raison principale tient à la confidentialité des dossiers traités, à la dangerosité de certains produits manipulés (réactifs chimiques, scellés biologiques, armes…) et à la responsabilité que représente la prise en charge d'un mineur dans un environnement aussi sensible.
En revanche, il existe d'autres pistes accessibles pour les collégiens motivés :
- Le commissariat de police le plus proche de votre domicile : certains services d'identité judiciaire locaux (DPS - Division de Police Scientifique, DLPS - Division Locale de Police Scientifique) acceptent occasionnellement des stagiaires de 3e pour un stage « découverte police » d'une semaine, sous forme d'immersion généraliste.
- La brigade de gendarmerie locale : sur le même principe, certaines unités acceptent une présence d'observation.
- Les services de la Police municipale, qui sont parfois plus ouverts à l'accueil des plus jeunes.
- Les laboratoires d'analyses biologiques privés (cabinets de biologie médicale, laboratoires vétérinaires…) : une option pour découvrir l'environnement de travail en laboratoire, à défaut d'une immersion strictement criminalistique.
Comment maximiser vos chances en 3e
Si vous êtes en classe de 3e et que vous visez ce type de stage, suivez ces conseils :
- Anticipez de plusieurs mois : contactez les services dès le mois de septembre pour un stage qui aura lieu en décembre ou janvier.
- Privilégiez les contacts personnels : si l'un de vos proches connaît un policier ou un gendarme, sollicitez son aide. Le « réseau » est déterminant.
- Préparez une lettre de motivation soignée, sans faute, expliquant votre motivation. Évitez à tout prix les textes générés par une intelligence artificielle ou les modèles copiés-collés car les services reçoivent des dizaines de demandes identiques et savent les repérer immédiatement.
- Acceptez un stage généraliste « découverte police » plutôt que d'insister pour une immersion en PTS qui ne se fera peut-être pas.
Le stage universitaire : votre vraie porte d'entrée
C'est à partir du niveau Bac+2/Bac+3 que les stages en police scientifique deviennent réellement accessibles. Les laboratoires de police scientifique de la police nationale, l'IRCGN et de nombreux laboratoires privés accueillent chaque année des étudiants en licence, master ou école d'ingénieur, dans les filières :
- Biologie moléculaire, biochimie, génétique.
- Chimie analytique, toxicologie, pharmacologie.
- Informatique, criminalistique numérique, IA appliquée à la criminalistique
- Physique, sciences des matériaux (microtraces, balistique).
- Anthropologie biologique, entomologie.
- La reconstruction numérique 3D, réalité virtuelle, photogrammetrie, etc.
Niveaux et durées habituels
Plus votre niveau d'études est élevé, plus vos chances sont grandes. Les stages les plus courants sont :
- Stage de licence (L3) : 2 à 3 mois, généralement entre avril et juillet.
- Stage de master 1 : 3 à 4 mois, souvent au premier semestre.
- Stage de master 2 ou de fin d'études d'ingénieur : 5 à 6 mois, période privilégiée pour les laboratoires car le stagiaire est suffisamment autonome pour mener un projet complet.
À retenir : les laboratoires reçoivent chaque année des centaines, voire des milliers de demandes de stage. Pour un stage qui débutera en mars, il faut envoyer vos candidatures dès septembre ou octobre de l'année précédente. Une demande envoyée deux semaines avant la date souhaitée n'a strictement aucune chance d'aboutir.
Les laboratoires publics à contacter en priorité
La police scientifique française repose sur deux grandes structures publiques : le Service National de Police Scientifique (SNPS, dépendant du ministère de l'Intérieur) et l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN, dépendant également du ministère de l'Intérieur). Voici les coordonnées des principaux établissements à contacter pour une demande de stage.
Les cinq Laboratoires de Police Scientifique (LPS) du SNPS
Les LPS travaillent en réseau et couvrent l'ensemble du territoire national. Chacun dispose de divisions spécialisées (biologie, toxicologie, stupéfiants, balistique, incendies-explosions, documents, microtraces…). Voici leurs coordonnées :
- Laboratoire de Police Scientifique de Paris (LPS 75) – 3, rue Georges Politzer, 93200 Saint-Denis – Tél : 01 71 92 65 02 – snps-lps75@interieur.gouv.fr
- Laboratoire de Police Scientifique de Lyon (LPS 69) – 31, avenue Franklin Roosevelt, 69134 Écully CEDEX – Tél : 04 72 86 89 70 – snps-lps69@interieur.gouv.fr (siège du SNPS)
- Laboratoire de Police Scientifique de Marseille (LPS 13) – 97 Boulevard Camille Flammarion, BP 90030 – 13245 Marseille CEDEX 04 – Tél : 04 91 62 85 00 – snps-lps13@interieur.gouv.fr
- Laboratoire de Police Scientifique de Lille (LPS 59) – 7, Boulevard Vauban, CS 80007, 59041 Lille CEDEX – Tél : 03 20 12 89 89 – snps-lps59@interieur.gouv.fr
- Laboratoire de Police Scientifique de Toulouse (LPS 31) – 23, Boulevard de l'Embouchure, BP 92 162, 31021 Toulouse CEDEX 2 – Tél : 05 61 12 79 00 – snps-lps31@interieur.gouv.fr
L'IRCGN, le pôle d'excellence de la Gendarmerie Nationale
L'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, situé à Cergy-Pontoise, est l'un des plus grands centres d'expertise criminalistique d'Europe. Il regroupe une dizaine de départements spécialisés (génétique, balistique, toxicologie, documents, faune et flore forensiques, anthropologie, informatique-électronique…). L'IRCGN accueille régulièrement des stagiaires de master et d'école d'ingénieur, ainsi que des doctorants.
Les services territoriaux d'identité judiciaire
Au-delà des laboratoires nationaux, il ne faut pas négliger les services de terrain :
- Les Divisions de Police Scientifique (DPS), Divisions Locales de Police Scientifique (DLPS) et Bases de Police Scientifique (BPS) au sein des Directions Départementales / InterDépartementales de la Police Nationale (DDPN/DIPN).
- Les Plateaux Techniques de Police (PTP) et Plateaux Techniques Zonaux de Police (PTZP) qui regroupent les compétences de révélation des traces papillaires (au sein des DPS).
- Les Cellules d'Investigation Criminelle (CIC) et les Techniciens en Identification Criminelle (TIC) de la Gendarmerie nationale, présents dans chaque département.
Pour les contacter, le plus simple est de vous rendre directement à l'hôtel de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de votre domicile et de demander qui est en charge des stages. Vous pouvez également téléphoner à l'accueil de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) de votre département.
Les laboratoires privés : une alternative trop souvent oubliée
Beaucoup de candidats ignorent qu'il existe en France un véritable écosystème de laboratoires privés agréés par la justice, qui réalisent des expertises pour le compte des magistrats et des officiers de police judiciaire. Ces structures sont souvent plus accessibles que les laboratoires publics pour un premier stage et offrent des conditions de formation de qualité.
Les principaux laboratoires privés d'expertise judiciaire
- IGNA (Institut Génétique Nantes Atlantique) – Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Pionnier de l'analyse génétique médico-légale en France depuis 2003, fondé par l'équipe du Pr Jean-Paul Moisan qui a réalisé les premiers profils génétiques judiciaires français en 1988. Spécialisé en empreintes génétiques, traces papillaires, expertises pluridisciplinaires. Site : igna.fr
- IFEG (Institut Français des Empreintes Génétiques) – Nantes. Filiale du groupe Eurofins, accrédité par les juridictions françaises.
- Eurofins Biomnis Empreintes Génétiques – Lyon. Très grande structure spécialisée dans l'analyse génétique judiciaire et les tests de filiation.
- Eurofins ChemTox – Illkirch (Strasbourg). Laboratoire spécialisé en toxicologie médico-légale.
- Eurofins Toxlab – Paris. Référence pour les analyses toxicologiques judiciaires (soumission chimique, conduites addictives, dopage).
- Laboratoire d'hématologie médico-légale de Bordeaux – hébergé au sein du CHU. Spécialisé dans les analyses biologiques médico-légales.
- Lega-Lab – Nice / Sophia Antipolis. Laboratoire d'expertise en empreintes génétiques.
- Azur Génétique – Nice / Sophia Antipolis. Laboratoire spécialisé en analyses génétiques judiciaires et en recherches de paternité.
- B2A Laboratoires – Groupe d'expertise judiciaire en toxicologie et empreintes génétiques.
- Cerba Healthcare – Saint-Ouen-l'Aumône. Important groupe de biologie médicale réalisant également des expertises judiciaires.
- Synlab France – réseau de laboratoires biologiques avec activité d'expertise.
Astuce : les laboratoires privés sont souvent moins sollicités que les LPS et l'IRCGN. Leurs experts sont fréquemment des anciens des laboratoires publics, ce qui en fait des lieux de stage extrêmement formateurs et propices au réseautage. Ne les négligez pas !
LinkedIn : votre meilleur allié pour trouver un stage
Si vous ne deviez retenir qu'un seul conseil de cet article, ce serait celui-ci : créez un profil LinkedIn professionnel, soigné, et suivez activement les acteurs de la police scientifique française. C'est aujourd'hui le canal numéro un pour repérer les offres de stage, les ouvertures de postes et les annonces de recrutement.
Les comptes incontournables à suivre
- Forenseek – la page officielle de notre organisme de formation, qui relaie régulièrement les offres de stage, les annonces de concours et les actualités de la police scientifique française. Suivre Forenseek est le meilleur moyen d'être informé en temps réel des opportunités.
- Adrien François, Ingénieur au Laboratoire de Police Scientifique de Paris, l'un des comptes les plus actifs du milieu, et qui publie ponctuellement des opportunités de stage.
- Sébastien Aguilar, Ingénieur de Police Scientifique à la Préfecture de Police de Paris, expert judiciaire en criminalistique et auteur d'ouvrages sur la police scientifique qui partage des contenus pédagogiques de grande qualité sur la criminalistique.
- L'IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) – publie régulièrement des offres de stage et des recrutements pour ses laboratoires de Cergy-Pontoise.
- Le Service National de Police Scientifique (SNPS) – page officielle relayant l'actualité du SNPS et les opportunités professionnelles.
- La Police nationale et la Gendarmerie nationale – pages institutionnelles qui diffusent les avis de recrutement et les concours.
- Les pages des laboratoires privés cités plus haut (Eurofins, IGNA, ChemTox…) qui publient leurs offres de stage directement.
Comment utiliser LinkedIn efficacement
- Soignez votre profil : photo professionnelle (pas un selfie), titre clair (« Étudiant en Master 2 Biologie médico-légale – Recherche stage en police scientifique »), bio précise.
- Activez les alertes emploi avec les mots-clés « stage police scientifique », « stage criminalistique », « stage médico-légal ».
- Engagez avec les publications des professionnels du secteur : commentez, partagez, posez des questions pertinentes. Vous deviendrez visible.
- Sollicitez des entretiens informels avec des professionnels via LinkedIn : c'est un excellent moyen d'apprendre et de vous faire connaître.
Comment contacter un laboratoire ou un professionnel : les règles d'or
Vos chances d'obtenir un stage dépendent en grande partie de la qualité de votre prise de contact. Voici les principes fondamentaux à respecter.
Préparez vos demandes des mois à l'avance
Les laboratoires reçoivent un volume considérable de demandes de stage. Pour un stage qui débutera au printemps, vos candidatures doivent être envoyées entre septembre et novembre de l'année précédente. Pour un stage estival, visez janvier-février. Toute demande envoyée moins de trois mois avant la date souhaitée a très peu de chances d'aboutir, sauf cas exceptionnel.
Personnalisez chaque demande et bannissez les copiés-collés
La pire erreur consiste à envoyer un mail générique « Bonjour, je cherche un stage en police scientifique » à dix laboratoires différents. Les destinataires détectent immédiatement ces messages standardisés et les classent sans suite. Chaque demande doit être adaptée au laboratoire ciblé : mentionnez le nom du laboratoire, citez un département spécifique qui vous intéresse, expliquez pourquoi cette structure en particulier vous attire.
Ne vous laissez pas tenter par ChatGPT ou toutes les autres IA génératives
Les responsables de stage reçoivent désormais des dizaines de mails et de lettres de motivation rédigés par IA. Ils sont reconnaissables à mille kilomètres : style impersonnel, formules toutes faites, longueurs disproportionnées, absence d'authenticité. Un texte généré par IA, même corrigé, ne montre pas votre motivation réelle. Prenez le temps d'écrire votre propre prose, avec vos mots, vos exemples concrets, vos hésitations. Une lettre imparfaite mais sincère vaut mille fois mieux qu'un texte impeccablement formaté mais sans âme.
Soignez l'orthographe et la grammaire
C'est une évidence qu'il faut pourtant rappeler. Une faute d'orthographe dans un mail ou une lettre de motivation envoyée à un laboratoire scientifique disqualifie instantanément votre candidature. Faites relire votre texte par au moins deux personnes différentes. Utilisez un correcteur orthographique avancé (Antidote, Le Robert Correcteur…), mais ne vous fiez pas qu'à lui : il ne détecte pas les fautes de syntaxe ni les contresens.
Modèle de mail de demande de stage (à adapter, jamais à recopier)
Voici la structure d'un mail de demande de stage efficace. Inspirez-vous-en, mais ne le copiez surtout pas tel quel : adaptez-le à votre parcours, à votre cible et à votre personnalité.
Objet : Demande de stage – [Service visé] – [Période souhaitée]
Madame, Monsieur,
Étudiant en deuxième année de Master Biologie médico-légale à l'Université de [ville], je vous adresse ma candidature pour un stage de fin d'études d'une durée de six mois, à effectuer entre le [date de début] et le [date de fin].
Mon intérêt pour la criminalistique s'est construit au fil de mes études, et particulièrement à la suite de mon stage de Master 1 effectué au sein du [laboratoire ou structure précédente], au cours duquel j'ai pu travailler sur [projet précis – 1 phrase concrète]. Cette expérience a confirmé ma volonté de m'orienter vers l'analyse génétique appliquée aux enquêtes judiciaires.
Votre laboratoire est particulièrement attractif pour moi car [raison spécifique : un projet de recherche dont vous avez entendu parler, une publication récente, une particularité technique du département]. Je serais honoré de pouvoir contribuer aux travaux de [nom précis du département ou de l'équipe].
Vous trouverez ci-joint mon CV ainsi que ma lettre de motivation. Je reste à votre entière disposition pour un entretien téléphonique ou en visioconférence.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Prénom NOM]
[Téléphone]
[Adresse e-mail]
[Profil LinkedIn]
La lettre de motivation : votre meilleur atout… ou votre pire ennemi
La lettre de motivation est le document qui fait basculer une candidature. Elle est lue avec attention, surtout par les responsables de laboratoires qui cherchent à comprendre qui se cache derrière le CV. Voici les écueils à éviter absolument :
- Les phrases creuses du type « Je suis passionné(e) par le monde de la police scientifique depuis mon plus jeune âge » : tout le monde écrit ça. Soyez concret. Donnez un exemple précis qui a déclenché votre vocation : une visite de musée, un livre, une rencontre, un cours universitaire.
- Les lettres de 6 pages : une lettre de motivation, c'est une page, pas plus. Allez à l'essentiel.
- Le plagiat ou la lettre générée par IA : déjà évoqué, mais on insiste. Le responsable de laboratoire ne veut pas lire la 87e lettre identique de la saison.
- Les fautes d'orthographe : disqualifient immédiatement.
- L'absence de personnalisation : si votre lettre fonctionne pour cinq laboratoires différents, c'est qu'elle n'est bonne pour aucun.
La structure efficace d'une lettre de motivation
Une lettre de motivation réussie suit généralement quatre temps :
- Vous (qui je suis, mon parcours en deux lignes).
- Le service visé (pourquoi vous, en particulier, mention d'un projet, d'une compétence spécifique, d'un département).
- Nous (ce que je peux apporter au laboratoire et ce que je viens chercher).
- Demande d'entretien et formule de politesse.
Nos conseils supplémentaires pour booster votre candidature
Multipliez les pistes, sans saturer un même service
Envoyez vos candidatures à une dizaine de structures différentes : LPS, IRCGN, laboratoires privés, services territoriaux. Ne renvoyez pas trois mails par mois au même laboratoire : une relance polie après quatre-cinq semaines suffit.
Préparez-vous à l'entretien
Si l'on vous appelle, c'est bon signe. Préparez l'entretien sérieusement et renseignez-vous sur la structure (publications récentes, axes de recherche, organigramme), préparez des questions intelligentes, soyez capable d'expliquer votre projet professionnel en deux minutes. Soyez ponctuel, habillez-vous correctement (tenue professionnelle, sans excès).
Préparez un dossier solide
Un bon dossier de candidature comprend :
- Un CV d'une page, clair et bien hiérarchisé.
- Une lettre de motivation personnalisée.
- Vos relevés de notes des deux dernières années.
- La convention de stage de votre établissement (à présenter en amont, signée par votre Ecole / université).
- Vos coordonnées de contact à jour.
Ne négligez pas le réseau local
Avant même de viser les grands laboratoires, demandez-vous si vous connaissez quelqu'un qui travaille dans la police, la gendarmerie, un laboratoire d'analyses, un cabinet d'avocats spécialisé en pénal ? Une simple discussion peut ouvrir des portes insoupçonnées. Le réseau pèse autant que le diplôme.
Suivez une préparation au concours en parallèle
Si votre objectif est le concours de Technicien de Police Technique et Scientifique, le stage est un excellent complément à une préparation structurée. Notre organisme de formation Forenseek, certifié Qualiopi, propose des préparations dédiées au concours TPTS qui vous donneront toutes les armes pour réussir : méthodologie des épreuves écrites, entraînement aux oraux, culture criminalistique approfondie, et accompagnement personnalisé.
Récapitulatif : les 7 commandements pour décrocher un stage en police scientifique
- Anticipez : commencez vos démarches 6 à 9 mois avant la date souhaitée.
- Diversifiez : visez à la fois les LPS, l'IRCGN, les services territoriaux et les laboratoires privés.
- Personnalisez chaque candidature : aucun copié-collé.
- Bannissez l'IA générative dans vos courriers : votre authenticité est votre meilleur atout.
- Soignez l'orthographe : une faute = candidature à la corbeille.
- Activez LinkedIn : suivez Forenseek, Sébastien Aguilar, l'IRCGN, le SNPS.
- Préparez un dossier complet : CV, lettre, relevés, convention.
Conclusion
Décrocher un stage en police scientifique est exigeant, mais c'est loin d'être impossible. La clé du succès tient en trois mots : anticipation, personnalisation, persévérance. Les candidats qui réussissent sont ceux qui prennent le temps de construire un projet professionnel cohérent, qui multiplient les pistes intelligemment, et qui sortent du lot par l'authenticité de leur démarche. Un stage réussi est souvent le premier maillon d'une carrière passionnante au service de la justice et de la science. Chez Forenseek, organisme de formation certifié Qualiopi, nous accompagnons chaque année des dizaines de candidats vers la réussite du concours de Technicien de Police Technique et Scientifique. N'hésitez pas à consulter nos formations dédiées et à suivre notre page LinkedIn pour ne rater aucune opportunité.


