Combien gagne réellement un technicien de police technique et scientifique (TPTS) en 2026 ? La question revient à chaque session de notre préparation au concours, et la réponse est rarement aussi simple qu'une ligne sur une fiche de paie. Entre le traitement indiciaire, l'ISS PTS, l'IPTS, l'indemnité de résidence en zone 1, les astreintes, le remboursement des transports et le supplément familial, la rémunération réelle d'un TPTS se construit en plusieurs étages. Voici la grille officielle 2026 et tout ce qui vient s'ajouter au traitement de base, source par source.
À retenir en 30 secondes
- Le traitement brut d'un TPTS débute à 1 836,20 € (échelon 1) et atteint 2 500,77 € en fin de grade (échelon 13), avant primes.
- À ce traitement s'ajoutent l'ISS PTS (350 € bruts mensuels au 1er décembre 2025), l'IPTS (variable selon le niveau de fonction), l'indemnité de résidence (jusqu'à 3 % en zone 1) et le SFT pour les agents avec enfants.
- Un TPTS débutant en Île-de-France perçoit ainsi environ 2 030 € à 2 100 € nets mensuels, primes comprises, avant astreintes et heures supplémentaires.
Comment se compose la rémunération d'un technicien de PTS ?
Comme tout fonctionnaire de la Police nationale, le technicien de police technique et scientifique relève du Code général de la fonction publique. Sa rémunération n'est jamais un salaire « négocié » puisqu'elle obéit à des règles fixées par décret et par arrêté. Le syndicat SNIPAT, qui représente notamment les personnels scientifiques, identifie quatre grandes briques :
- Un traitement indiciaire brut (TIB) qui dépend uniquement de l'échelon et du grade ;
- L'indemnité de police technique et scientifique (IPTS), composée d'une part fonctionnelle mensuelle et d'un complément indemnitaire annuel (CIA) ;
- L'indemnité de sujétion spécifique de la police technique et scientifique (ISS PTS), qui compense les contraintes du métier et est prise en compte pour la retraite ;
- D'autres éléments obligatoires ou facultatifs : supplément familial de traitement (SFT), indemnité de résidence, nouvelle bonification indiciaire (NBI), heures supplémentaires, astreintes, indemnité d'absence missionnelle, remboursement de l'abonnement de transports.
Chacun de ces éléments a son propre mode de calcul. C'est pourquoi deux techniciens au même échelon peuvent percevoir des montants nets très différents selon leur lieu d'affectation, leur niveau IPTS, leur situation familiale et la fréquence de leurs astreintes.
Grille indiciaire du technicien de police scientifique en 2026
Le traitement indiciaire brut mensuel s'obtient en multipliant l'indice majoré (IM) par la valeur du point d'indice de la fonction publique. Au 1er janvier 2026, cette valeur reste fixée à 4,92278 € bruts mensuels, conformément à l'arrêté du 25 juillet 2023. Elle est gelée depuis cette date et le projet de loi de finances pour 2026 ne prévoit aucune revalorisation.
Le grade de technicien de police technique et scientifique comporte treize échelons. Voici la grille officielle à jour, vérifiée auprès des grilles indiciaires d'État (FPE) et conforme au décret n° 2016-1677 du 5 décembre 2016 portant statut particulier du corps :
Échelon | Indice brut | Indice majoré | Durée | Traitement brut mensuel | Traitement net estimé* |
|---|---|---|---|---|---|
1 | 389 | 373 | 1 an | 1 836,20 € | ≈ 1 469 € |
2 | 395 | 374 | 1 an | 1 841,12 € | ≈ 1 473 € |
3 | 397 | 375 | 1 an | 1 846,04 € | ≈ 1 477 € |
4 | 401 | 376 | 1 an | 1 850,97 € | ≈ 1 481 € |
5 | 415 | 377 | 2 ans | 1 855,89 € | ≈ 1 485 € |
6 | 431 | 386 | 2 ans | 1 900,19 € | ≈ 1 520 € |
7 | 452 | 401 | 2 ans | 1 974,03 € | ≈ 1 579 € |
8 | 478 | 420 | 3 ans | 2 067,57 € | ≈ 1 654 € |
9 | 500 | 436 | 3 ans | 2 146,33 € | ≈ 1 717 € |
10 | 513 | 446 | 3 ans | 2 195,56 € | ≈ 1 756 € |
11 | 538 | 462 | 3 ans | 2 274,32 € | ≈ 1 819 € |
12 | 563 | 482 | 4 ans | 2 372,78 € | ≈ 1 898 € |
13 | 597 | 508 | — | 2 500,77 € | ≈ 2 000 € |
* Le traitement net indiqué est une estimation après retenue pour pension (11,10 %), CSG (9,2 %) et CRDS (0,5 %), hors primes et indemnités. Le net réel intègre ensuite l'ISS PTS, l'IPTS, l'indemnité de résidence et les autres compléments détaillés plus bas.
Bon à savoir
À ce traitement de base, un technicien ajoute en moyenne 600 à 800 € de primes mensuelles brutes (ISS PTS, IPTS, indemnité de résidence en zone 1). Le « vrai » salaire net d'un TPTS débutant en Île-de-France se situe donc plutôt autour de 2 000 €, et non 1 470 € comme la lecture de la seule grille pourrait le laisser croire.
L'ISS PTS : la prime spécifique du métier
L'indemnité de sujétion spécifique de la police technique et scientifique (ISS PTS) est sans doute la prime la plus emblématique du corps. Instituée par le décret n° 2016-1259 du 27 septembre 2016, elle compense des contraintes très particulières : horaires décalés, disponibilité permanente, exposition à des scènes de crime ou d'accident parfois choquantes, responsabilité technique et judiciaire des expertises, exigence de confidentialité et de rigueur scientifique.
Son montant est fixé par arrêté. Le dernier arrêté en vigueur, signé le 4 novembre 2025 et publié au Journal officiel du 7 janvier 2026, revalorise les taux applicables depuis le 1er décembre 2025 :
- 350 € bruts mensuels pour un technicien de PTS ;
- 400 € pour un technicien principal de PTS ;
- 450 € pour un technicien en chef de PTS ;
- 560 € pour un ingénieur, 590 € pour un ingénieur principal et 620 € pour un ingénieur en chef.
Pourquoi l'ISS PTS est précieuse
Contrairement à la plupart des primes de la fonction publique, l'ISS PTS est prise en compte dans le calcul de la retraite. Sur une carrière de trente ans, cela représente un avantage retraite significatif que peu de fonctionnaires connaissent. C'est l'une des raisons pour lesquelles le métier reste attractif malgré la modestie du traitement de base en début de carrière.
L'IPTS et ses niveaux : la prime qui dépend de vos fonctions
L'indemnité de police technique et scientifique (IPTS) a été créée par le décret n° 2014-871 du 1er août 2014. C'est elle qui valorise les fonctions exercées, le niveau de technicité et les sujétions particulières liées au poste. Elle comporte deux composantes :
- Une part fonctionnelle versée chaque mois, calculée en appliquant un coefficient (de 1 à 4) à un plafond annuel défini par décret ;
- Un complément indemnitaire annuel (CIA), versé une fois par an dans le cadre de l'évaluation individuelle de l'agent. Pour un technicien, le CIA peut atteindre environ 460 € par an.
Concrètement, l'administration classe les techniciens dans trois niveaux IPTS selon la nature des missions exercées. Plus le niveau est élevé, plus la part fonctionnelle est importante. Les libellés et seuils précis sont fixés par instruction interne du Service national de police scientifique, mais la logique générale est la suivante :
Niveau IPTS | Type de missions | Profil concerné |
|---|---|---|
Niveau 1 | Missions courantes de technicien : constatations de scène d'infraction, recherche de traces papillaires et biologiques, signalisation des personnes mises en cause. | Technicien de PTS en début ou milieu de carrière, sans encadrement |
Niveau 2 | Technicité élevée ou polyvalence reconnue : spécialités plus complexes, encadrement ponctuel, contribution à la formation, référent qualité ou méthode dans son service. | Technicien expérimenté, technicien principal, agent référent |
Niveau 3 | Responsabilités élargies, expertise reconnue, encadrement d'équipe, chef d'unité ou de plateau technique. | Technicien en chef, responsable d'unité |
À noter que depuis 2016, l'IPTS est majorée d'un montant fixe pour les agents affectés en région parisienne (environ 100 € supplémentaires par mois), dans une logique de fidélisation des personnels en Île-de-France où le coût de la vie est plus élevé.
L'indemnité de résidence : 3 % de plus en zone 1
L'indemnité de résidence est un élément obligatoire de la rémunération de tout agent public, prévu par l'article L. 712-1 du Code général de la fonction publique. Elle a été pensée à l'origine pour compenser les écarts de coût de la vie selon le lieu d'affectation. La France est divisée en trois zones :
- Zone 1 (taux 3 %) : Paris et la grande majorité des communes d'Île-de-France, la métropole de Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Nantes, certaines communes des Bouches-du-Rhône, du Var, de Loire-Atlantique et de Corse.
- Zone 2 (taux 1 %) : un certain nombre de grandes agglomérations françaises (Lille, Strasbourg, Bordeaux dans certains cas, Toulouse, Montpellier…).
- Zone 3 (taux 0 %) : toutes les autres communes, principalement rurales ou de taille modeste. Aucune indemnité n'est versée.
Le taux s'applique au traitement indiciaire brut. Pour un technicien à l'échelon 1 affecté à Paris (zone 1), l'indemnité de résidence représente donc 1 836,20 € × 3 % = 55,09 € bruts par mois. Pour un technicien en fin de grade (échelon 13), elle monte à 75,02 €. C'est modeste, mais cumulé sur l'année cela représente plusieurs centaines d'euros.
Le zonage date de 2001 et n'a jamais été révisé
C'est une particularité bien connue : la liste des communes classées en zone 1, 2 ou 3 n'a pas évolué depuis la circulaire de la fonction publique du 12 mars 2001. Résultat, des villes où l'immobilier a explosé (Biarritz, Bordeaux centre, La Rochelle) n'ouvrent aujourd'hui droit à aucune indemnité, tandis que certaines communes peu chères restent en zone 1. Une réforme est régulièrement évoquée mais jamais mise en œuvre.
Le Pass Navigo et les transports : prise en charge à 75 %
Depuis le décret n° 2023-812 du 21 août 2023, applicable au 1er septembre 2023, la prise en charge de l'abonnement aux transports en commun pour les agents publics est passée de 50 % à 75 %. Cette mesure, plus avantageuse que dans le secteur privé (où l'obligation reste à 50 %), s'applique pleinement aux techniciens de police scientifique.
Pour un technicien affecté en Île-de-France, cela signifie concrètement :
- Pass Navigo annuel toutes zones : prix mensuel de 90,80 € en 2026. La prise en charge à 75 % est calculée sur la base du forfait annuel mensualisé, soit environ 62 € de remboursement par mois, versés directement sur la fiche de paie et exonérés d'impôt sur le revenu.
- Plafond légal : la participation de l'administration ne peut pas dépasser 104,04 € par mois, ce qui couvre largement le Pass Navigo et la plupart des abonnements régionaux.
- Abonnement TER hors Île-de-France : même règle de 75 %. Plusieurs régions (Hauts-de-France notamment) accordent en plus une gratuité spécifique aux forces de sécurité, sous certaines conditions, via des « Pass Sécurité ».
Et la « carte de circulation police » alors ?
Vous avez peut-être entendu parler de la carte de circulation qui permet aux policiers franciliens d'emprunter gratuitement les transports en commun. Cette carte, encadrée par la convention du 10 juin 2013 entre le ministère de l'Intérieur et les opérateurs de transport (RATP, SNCF, Île-de-France Mobilités), est réservée aux fonctionnaires actifs de police (gardiens de la paix, gradés, officiers, commissaires).
Les techniciens de PTS, qui relèvent du corps des personnels administratifs, techniques et scientifiques (PATS), n'y sont pas éligibles. En revanche, lorsqu'un technicien est amené à se déplacer pour mission (transport sur une scène de crime accessible uniquement en transports, déplacement vers un laboratoire, etc.), les frais sont pris en charge par l'administration via un ordre de mission, indépendamment du remboursement domicile-travail.
Les astreintes : un complément qui peut peser lourd
Une partie importante du métier de technicien de PTS repose sur la disponibilité en dehors des horaires de bureau. Une scène de crime ne prévient pas, et certains services d'identité judiciaire fonctionnent en permanence. C'est tout l'objet du régime d'astreinte.
L'astreinte est définie comme une période pendant laquelle l'agent, sans être à la disposition permanente et immédiate de son employeur, doit rester joignable et pouvoir rejoindre son lieu de travail dans un délai déterminé en cas de besoin. Pour un technicien de PTS, cela signifie typiquement rester chez soi un week-end ou une nuit avec son téléphone, en pouvant intervenir sur scène en quelques dizaines de minutes.
L'indemnisation des astreintes au ministère de l'Intérieur suit un barème :
- Environ 149 € pour une semaine d'astreinte complète ;
- Des taux différenciés pour les nuits, dimanches et jours fériés ;
- Lorsque l'agent est effectivement appelé à intervenir, le temps d'intervention génère en plus des heures supplémentaires, payées selon le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002.
Cumulées sur une année, les astreintes et heures supplémentaires peuvent représenter plusieurs centaines voire milliers d'euros pour un technicien affecté dans un service d'identité judiciaire avec permanence.
Le SFT, la NBI et les autres éléments à connaître
Plusieurs autres briques peuvent venir compléter la rémunération :
- Le SFT (supplément familial de traitement) est versé dès le premier enfant à charge de moins de 20 ans. Son montant varie de 2,29 € pour un enfant à 75,99 € pour deux enfants, 189,45 € pour trois enfants, puis 135,22 € par enfant supplémentaire.
- La NBI (nouvelle bonification indiciaire) est attribuée à certains postes à responsabilité ou à technicité particulière. Elle se traduit par l'ajout de points d'indice qui se cumulent avec ceux de l'échelon, et elle est prise en compte pour la retraite.
- L'IAM (indemnité d'absence missionnelle) est versée lorsque l'agent est absent de sa résidence administrative pour une mission de renfort temporaire — typiquement lors d'un événement majeur (catastrophe, attentat, grande affaire criminelle nécessitant un renfort national).
- La majoration outre-mer peut atteindre 40 % du traitement pour les agents affectés en Guyane, Guadeloupe, Martinique ou à La Réunion. La Réunion bénéficie d'une indexation supplémentaire qui en fait l'une des affectations les mieux rémunérées du corps.
Tableau récapitulatif des primes et indemnités
Voici un récapitulatif pédagogique de toutes les briques de rémunération que peut percevoir un technicien de PTS, avec un ordre de grandeur en 2026 :
Élément de rémunération | Ce qu'il couvre | Montant indicatif |
|---|---|---|
ISS PTS | Indemnité de sujétion spécifique de police technique et scientifique. Compense les contraintes du métier : horaires décalés, scènes de crime difficiles, responsabilité technique et judiciaire. Comptée pour la retraite. | 350 € / mois bruts (au 1er décembre 2025) |
IPTS | Indemnité de police technique et scientifique. Comprend une part fonctionnelle versée mensuellement et un complément indemnitaire annuel (CIA) versé après évaluation individuelle. Trois niveaux selon les fonctions occupées. | Variable selon le niveau |
Indemnité de résidence | Compense les écarts de coût de la vie selon la commune d'affectation. 3 % du traitement brut en zone 1 (Paris et grande couronne, Marseille, Nice, Lyon, Toulon, Nantes…), 1 % en zone 2, 0 % en zone 3. | Jusqu'à 3 % du traitement brut |
SFT | Supplément familial de traitement, versé à partir du 1er enfant à charge. | 2,29 € (1 enfant) à 189,45 € (3 enfants) |
Astreintes | Indemnisation des périodes où l'agent doit rester joignable pour intervenir sur scène de crime ou d'accident. | ≈ 149 € par semaine d'astreinte |
Heures supplémentaires | Heures effectuées en dehors du service, payées selon l'indice de l'agent et le contexte (jour, nuit, repos légal). | Selon décret du 14 janvier 2002 |
CIA | Complément indemnitaire annuel, versé une fois par an après évaluation. | 0 à 460 € pour un technicien |
NBI | Nouvelle bonification indiciaire, attribuée à certains postes à responsabilité ou technicité particulière. Comptée pour la retraite. | Variable selon le poste |
IAM | Indemnité d'absence missionnelle, en cas de mission de renfort temporaire loin de la résidence administrative. | Selon durée et lieu |
Remboursement transports | Prise en charge à 75 % de l'abonnement aux transports en commun (Pass Navigo, abonnement TER, etc.) pour le trajet domicile-travail. | 75 % du forfait annuel |
Exemple concret : combien touche réellement un TPTS débutant à Paris ?
Prenons le cas le plus fréquent : un technicien fraîchement recruté, affecté à Paris (zone 1 d'indemnité de résidence), sans enfant à charge, classé au niveau 1 d'IPTS pour ses premières années. Voici à quoi ressemble sa rémunération mensuelle :
Ligne de paie | Montant |
|---|---|
Traitement brut (échelon 1, IM 373) | 1 836,20 € |
ISS PTS | + 350,00 € |
IPTS (part fonctionnelle, niveau 1, estimation) | + 290,00 € |
Indemnité de résidence (3 % zone 1, Paris) | + 55,09 € |
Sous-total brut mensuel | ≈ 2 531 € |
Cotisations salariales (retraite, CSG, CRDS) | − environ 500 € |
Net avant impôt (estimation) | ≈ 2 030 € à 2 100 € |
Estimation pédagogique réalisée à partir des sources officielles (SNIPAT, Légifrance, emploi-collectivites). Les montants exacts varient selon la situation personnelle de l'agent, le niveau IPTS retenu par sa hiérarchie et les éventuelles astreintes ou heures supplémentaires effectuées. Le prélèvement à la source de l'impôt n'est pas inclus.
Le même technicien, affecté en province en zone 3 et sans niveau IPTS majoré, percevra environ 1 850 à 1 900 € nets, soit un écart d'environ 150 à 200 € par mois lié à l'effet cumulé de l'indemnité de résidence et de la majoration IPTS « parisienne ».
Comment évolue le salaire au fil de la carrière ?
Le salaire d'un technicien de PTS progresse de trois manières complémentaires :
- L'avancement d'échelon est automatique : il intervient tous les 1 à 4 ans selon l'échelon (voir colonne « Durée » dans la grille). Entre l'échelon 1 et l'échelon 13, la progression représente environ 660 € de traitement brut mensuel en plus.
- L'avancement de grade permet de passer technicien principal puis technicien en chef, soit deux changements de grille indiciaire qui ouvrent un nouveau plafond de rémunération. Un technicien en chef en fin de carrière atteint un traitement brut de 2 914 € (échelon 11, IM 592), auquel s'ajoute une ISS PTS portée à 450 € et une IPTS plus élevée.
- Le passage en catégorie A via le concours d'ingénieur de PTS (concours interne accessible après quatre ans de services effectifs) permet d'accéder à une rémunération encore plus élevée, avec une ISS PTS de 560 € minimum et une grille de catégorie A.
À cela s'ajoute le levier de la mobilité : un technicien qui change d'affectation peut voir son niveau IPTS revu à la hausse en prenant des fonctions plus techniques ou en passant référent d'un sous-domaine. Et chaque année, l'évaluation individuelle conditionne le montant du CIA versé au mois de décembre.
En résumé : un métier de service public correctement rémunéré
Le salaire d'un technicien de police technique et scientifique ne sera jamais celui du privé pour un profil scientifique équivalent. Mais une fois additionnés l'ISS PTS prise en compte pour la retraite, l'IPTS, l'indemnité de résidence en zone 1, les astreintes, la sécurité de l'emploi statutaire et la perspective d'évolution vers les grades de technicien principal, technicien en chef puis ingénieur, le métier offre une rémunération solide et croissante, surtout pour des candidats qui choisissent ce métier d'abord pour son sens : participer à la manifestation de la vérité, sur des scènes d'infraction et en laboratoire.
Reste à franchir l'étape du concours. Le concours de TPTS reste l'un des plus sélectifs de la fonction publique, avec environ 5 à 8 % de réussite au niveau national. Si vous envisagez sérieusement de tenter cette voie, c'est dès maintenant qu'il faut structurer votre préparation.
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